Se rendre à
l'Abattoir
Aller chez son médecin
Et éprouver un insoutenable Inconfort
Qui se transforme en un Sentiment si fort,
Celui de se sentir à l'Abattoir,
La fin de notre destin.
Cela devient une certitude
Qui transparaît dans notre attitude:
Les épaules s'affaissent,
La tête s'abaisse.Le corps las,
Nous sommes là
Dans la salle d'attente,
Dans notre attente.
Les autres patients,
Deviennent de vrais Êtres vivants
Dans leur monde bien vivant.
Leur regard est vivant,
C'est celui que j'avais avant.
Ils ne peuvent voir
Que je suis condamnée,
Que je suis venue chercher
Mon billet pour l'Abattoir.
Renée Alexandre
28 décembre 2005